Le présent, il commence et finit dans le même mouvement. C’est une fuite en avant du temps, partout au même instant.
Il n’existe que dans le moment d’un regard, d’un souffle, d’une larme. Pendant que j’écris ces mots, un mulot doit servir de repas à un renard, une meute de loup doit peut-être se battre, un cerf perdre ses bois, un arbre pousser et un autre tomber.
Aussi tôt que cela est arrivé, il devient passé.
La vie sauvage est une suite d’instant présent, qui s’effacent dans le futur. Nul ne le contrôle ni le ressent, c’est un mouvement qui nous échappe par nature.
La seule chose pure, c’est de jouir de l’instant, le figer, l’immortaliser.
17 janvier 2025